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vendredi 23 septembre 2016

La maison individuelle fille de l'auto est une arme de destruction massive des terres agricoles et du climat

Le rêve de tout français moyen est devenu un cauchemar pour ses enfants. Car même avec ses nouveaux habits BBC, passive verte, écolo, la maison individuelle est un cauchemar écologique. Remplacer le polystyrène par du chanvre est une bonne idée pour ceux qui habitent dedans mais cela change rien aux problèmes de la maison individuelle, elle bouffe trop d'espace et de pétrole.
Tout d'abord regardons la généalogie de cet envahisseur (là ou la maison individuelle passe l'agriculture trépasse ), la maison individuelle est fille de l'auto, car il est impossible d'imaginer des lotissements sans l'automobile la faible densité de l'espace rend les transports collectifs impossibles.
Si l'on regarde ce qui c'est passé de 2006 à 2014, le constat est sans appel. Pourtant, pendant cette période tous les constructeurs de maisons se sont plaint de la faiblesse du marché de la maison c'est pas moins de 491 000 hectares artificialisés, soit pour une France qui compte 54 700 000 hectares environ 1 hectares sur 100 en 8 ans. 
Sur ce déluge de béton, la moitié est due directement à la maison individuelle contre 3 % pour le collectif qui loge autant de monde que les maisons. Sur ces 500 000 hectares perdus pour la nature ou l'agriculture, plus de 80 000 hectares ont été détruits par les routes nouvelles qui servent aux déplacements entre ces maisons plutôt construites en campagne et la ville (ou bosse les les habitants de lotissements). Si on rajoute les surfaces bétonnées pour les zones commerciales elles même fille de son père l'auto et de sa mère la maison individuelle, nous pouvons affirmer que les trois quart de cette coulée de béton est due au choix de la maison individuelle. Insidieux, très peu contesté même dans les milieux très radicaux, l'automobile et la maison individuelle continu ses ravages sans contestation. Les méga-projets souvent absurdes sont eux critiqués, ils sont plus visibles et focalisant , mais en terme de dévastation, ils sont presque marginaux face à la marée de rond-points, de boites à chaussures commerciales et de maison en parpaings. Souvent ces megaprojets sont des conséquence de l’enlotissements de région entière.
Par exemple, le projet de l'A45 de doubler l'autoroute existante entre Saint Etienne et Lyon est le fruit d'une urbanisation autour de saint Étienne en lotissement. Les emplois sont sur Lyon, qui est chère en immobilier, alors que Saint Étienne est peu élevée. Les Monts du Lyonnais et les alentours de Saint Étienne se sont couverts de lotissements, saturant l'autoroute existante. A force de bouchonner l'homo travaillus lointus fait pression sur le politique pour qu'une solution soit trouvée pour pouvoir bouchonner pas toujours aux mêmes endroits, un peu plus loin par exemple dans un échangeur pas trop loin de l'arrivée. Les mêmes parfois, râlent et protestent quand le tracé passe trop près de chez eux. Le lobby du bétonnage et du droit de passage se frottent les mains. La maison individuelle consomme un espace phénoménal, sur 1 hectare nous pouvons loger 10 familles en maisons individuelles avec 1/3 de cet hectare goudronnées pour la voiture et  1/3 occupées par la maison, reste 1/3 en gazon, 
qui est à la biodiversité ce que l'Arabie Saoudite à l'Islam, une caricature mortelle. Un immeuble de 4 étages soit 5 niveaux prend 3% de cette surface pour la construction et laisse 90 % de la surface pour l'agriculture. Le constat en énergie est le même, une maison individuelle nécessite en moyenne 50 000 équivalent litres de fioul à sa construction et 50 000 pour son chauffage si elle est ides année 2000 les anciennes c'est le double ( cela représente son électricité  et son eau chaude durant les 60 ans de sa vie) . A cela il faut rajouter toutes les infrastructures qu'il faut tirer, seau d'eau, réseau d'égout, réseau télécom, réseau électrique mais surtout réseau routier. Nous pouvons à la louche estimer qu'il faut encore 50 000 litres à 100 000 litres de fioul pour construire ces infrastructures. En gros une maison c'est 200 000 litres de fioul, une maison écolo c'est 150 000 litres. Un appartement c'est 15 000 litres à sa construction et pas isolée 50 000 litres et si c'est  bien isolée 10 000. Pour les infrastructures c'est 5 à 10 000 litres de fioul.
En résumé pour sa construction, son fonctionnement en 60 ans ,un appartement écolo c'est 30 000 litres et une maison écolo  150 000 litres. La comparaison est encore mieux entre un appartements pas du tout écolo 70 000 litres et une maison écolo : 150 000 litres. 
Mais soyons encore plus cruelle, parlons de la pollution des déplacements. Le temps de transport a doublé chez le français moyen passant de 14 à 28 km par jour, merci maison !
Si  on prend une maison située à 15 km de son lieu de travail, transport effectuée en voiture que l'on compare à un habitant de la ville prenant le transport en commun vous rajoutez 00 000 litres de fioul pour la maison et 5000 litres pour l’appartement (en tenant compte des infrastructures a mettre en place  sur 60 ans). En résumé, la maison écolo est à 250 000 litres et l'appartement à  35 000 litres.



Une fois démontré tout cela, il faut affirmer, que je comprends bien évidement l'envie de maisons et de lotissements.
Les villes sont devenus irrespirables et invivables à cause de la voiture et tant que leur bannissement ne sera pas imposé, l'envie de maison individuel existera. La voiture est non seulement une arme de destruction massive du climat mais aussi de la ville. Tant que nos enfants auront infiniment moins de place dans la ville que la voiture, rien ne sera possible, qu'elle soit électrique ou pas! 
Ce serial killer jamais dénoncé (il tue plus que les guerres chaque année), a tué les villes, et maintenant il ravage les campagnes.
L'objectif n'est pas de culpabilisée les habitants de maisons individuelles mais de dénoncer la chimère de la maison écolo dont son féru de nombreux militants écologiques On doit prendre conscience d'une ressource de plus non illimitée, l'espace.
La voiture électrique qui est un mieux pour le climat, n'est pas une solution a ces problèmes.


Quand une autre aspect peu évoqué est la destruction de la santé des gens par l'automobile: ne faisant plus d'effort, l'amputation de la fonction marche, fait qu'un américain de banlieue fait en moyenne moins de 1000 pas par jours, bien en deçà des 5000 pas minium pour conserver sa musculature. Combiné à une nourriture désastreuse, anémié et protéinique et plein de pesticides, un américain sur deux va mourir d'un cancer.  La fin de la fonction marche est avéré dans les banlieue et dans les zones, rurales. Paradoxalement ceux qui marche le plus sont les urbains, en France, c'est le parisien qui marche le plus ! Cette amputation détruisant l'appareil musculaire, rend les gens encore plus réticent au efforts musculaire. Heureusement nombre d'entre eux prennent la voiture pour aller courir , marcher, se promener dans un espace naturel afin de retrouver un équilibre. Et si les 18 millions de joggeur, courait pour aller au travail ????
La lutte anti voiture partira des villes, qui excédé commence la longue lutte d'expulsion de la voiture de la ville.
Si beaucoup sont contre la destruction des sols, ne soyons pas uniquement contre les conséquences, dénonçons aussi les vraies causes, la voiture et la maison individuel ! 
  







lundi 12 septembre 2016

Alpes: les méga-projets pour accélérer quand on va dans le mur

Alors que les problèmes d'enneigement sont de plus en plus criant a cause du réchauffement, les projet d'investissements énormes se multiplient et le ski passe en mode mondialisation. Tout cela dessine un avenir bien symbolique du monde qui nous attend.
Le réchauffement et la fin des artifices pour le contrebalancer:


Le réchauffement affectent les Alpes depuis les années 70, il neige parfois moins mais surtout la neige reste moins. La neige s'auto-protège et une fois qu'elle fond , le sol se réchauffe. S'il reneige après dessus, celle-ci fond très rapidement. Afin de l'éviter les stations ont mis en place tout une série de mesures: drainage et terrassement des pistes, damage journalier, canons à neige pour boucher les trous. En 1980, il fallait 80 cm de neige, maintenant avec 30 cm une piste est ouverte. Ces actions ont comblés la chute régulière de l'enneigement. Mais depuis 2010 , l'enneigement est encore plus capricieux, plus irrégulier, la température aussi. Depuis 2015, le réchauffement s'emballe et les irrégularités de température sont énormes. Les effets des artifices arrivent à bout. De rustine, l'enneigement est passé à chambre à air. De plus celui-ci nécessite une température négative pour démarrer mais ne fonctionne bien qu'à partir de -5 °C. Hors les périodes de froids peuvent être réduit comme cette année à 10 jours seulement. De plus, non seulement la saison se réduit de 4 à 3 mois mais, les mois d'octobre, novembre et décembre sont ceux ou le réchauffement est le plus amples ce qui rend la neige artificiel inopérable. Le phénomène d'inversion de température ou le fond de vallée est plus froid que les hautes altitudes devient la règle, il gèle plus souvent en vallée qu'en haut ! Tous ces phénomènes conjugués entrainent des conséquences rapides, plus rapides que nos facultés d'adaptation : nous allons pouvoir (pour ceux qui le veulent et peuvent) skier deux mois par an très rapidement (avant 10 ans), parfois un. Dans cette perspective, le prix réel des  forfaits est à 100 € si l'on garde les mêmes infrastructures. Adieu la classe moyenne ! Restera donc deux types de stations, les grandes, pour ultra riches et les toutes simples sans canons ou presque, avec des téléskis qui ne fonctionneront qu'opportunément. La question a se poser est doit-on financer avec de l'argent public un sport d'ultra-riches ? Doit on financer des programmes d'agrandissement dans ces conditions ? Ne dois-t-on pas revoir le tourisme alpins et tourner la page du modèle 30 glorieuses ? Ne doit t'on pas réfléchir avant d'investir et de s’endetter ?


La réponse actuelle est non ? Elle est dans le déni et dans l'accélération turbo-capitalistique. La compagnie des Alpes propriétaire de la moitié des stations voit une multinationale chinoise entrer a son capital. Elle a fait de même avec le club Med, Pierre et Vacances, ACCOR, ensuite elle a en pris le contrôle. Hors ce groupe voit l'avenir comme une belle courbe exponentielle: ouvrir un club Med tout les deux mois, construire 1000 stations de ski en Chine, faire venir les plus fortunes dans les stations françaises. elles deviendraient le séjour des 1 % les plus riches, ceux prennent l’avion comme mon grand père prenait son vélo ou comme ma génération prend la voiture. Le futur sur diapositives pour ses gens est le développement de grandes stations.Ils vont d'investir par exemple 350 millions à l'Alpes d'Huez pour agrandir, canoniser la neige. Ils dépensent même dans le superflu du superflu, pour relier l'Alpes d'Huez et les 2 Alpes pour 100 millions afin de pouvoir proposer un domaine immense. Inutile mais vendeur, du pur markéting. Alors que les grandes villes manquent de transports en commun , nous en construisons un qui ne servira presque jamais....Les projets se multiplient partout, Chamrousse, Avoriaz, Serre Chevalier, etc... A chaque fois le projet est d'agrandir, la station, d'installer des canons et de de relier les stations entre elles. Ces projets consistent aussi à déménager la station en la remontant en altitude. Adaptation, si le souci était si simple, juste la neige qui remonte. Mais c'est pas le climat qui se déplace, c'est le climat qui se détruit (un climat c'est un ensemble de règles, d'habitudes): changement des règles: la règle, c'est qu'il n'y en a plus ! L'accélération du changement rend cette solution vaine. Cela tombe bien, le prêt d'argent est bon marché, la planche à billet tourne à plein régime et les banques sont heureuses de prêter avec la caution des impôts, les entreprises du BTP avides de contrats, les prolos et la classe moyenne au chômage....Personne ne veut que la fête s'arrête.
Face à cette avalanches de gens s'enthousiasmant, nous pouvons poser quelques questions rabat joie:

Est-ce utile de construire des appartements supplémentaires à coté d'appartements vides toute l'année. Le surplus monétaire se place en appartements de montagne que de riches propriétaires utilisent peu ou pas mais s'en servent de placements sensées être surs. Ne peut-on pas les obliger a les louer en les taxant afin d'éviter d'avoir à construire de nouveaux appartements pour avoir encore des appartements à louer. Qui doit financer toutes les infrastructures qui va avec ces appartements vides. Infrastructures qui sont payé par tous : routes, eaux, électricité.... 
Doit t'on construire la ligne Maginot du réchauffement avec des canons à neige, sachant cela va faire gagner une poignées années en nous coutant une fortune mais que le problèmes restera criant. N'est ce pas judicieux de prévoir qu'en l'absence de neige quelques pistes seront ouvertes aux canons et non toutes la station. Doit t'on sonner la retraite en bon ordre ou insistons va t'on vers la ba retraite de Russie ? Ne vaut-il pas mieux un forfait à 15  pour quelques pistes bondées avec des locaux ou régionaux  jouant à la neige qu'un forfait à 100 € pour une station réservée à une poignée ultra-riches venant des antipodes par avion finir leur besogne d'ultra pollueurs. Il y a un choix à faire. En tout cas avant d'endetter une génération, ne faut il pas en débattre ? Avant de vendre notre avenir à un milliardaire chinois un bien public (la compagnie des alpes) un débat est indispensable. Les solutions simples sont fausse: déplacer les stations, cannons à neige, les fermer ! Les ultra riches doivent payer leur loisirs sans aspirer toute l'argent public. Nous devons pas nous laisser déposer de la maîtrise économique de nos vallées. Le tourisme alpin doit être réinventé et peut rester un territoire d’émerveillement pour le plus grand nombre, s'il sait tourner la page  de la neige. Il doit fuir le gigantisme qui ruine notre monde. Il doit concentrer ses dernières ressources financières à cette transition au lieu d'accélérer face à un mur du réchauffement tout en klaxonnant.
Notre territoire alpin peut devenir producteur d'énergie renouvelables, il peut aussi proposer des séjours hivernaux ou la neige sera hypothétiques, rares.  Nous vendrons du frais dans un monde transpirant. Beaucoup seront viendront s'il est abordable, simple et beau. Mais pour cela la course à l'armement doit cesser et comprendre la triste réalité une urgence:

"comprendre la vérité c'est le début de la liberté"

Alpes: les méga-projets pour accélérer quand on va dans le mur

Alors que les problèmes d'enneigement sont de plus en plus criant a cause du réchauffement, les projet d'investissements énormes se multiplient et le ski passe en mode mondialisation. Tout cela dessine un avenir bien symbolique du monde qui nous attend.
Le réchauffement et la fin des artifices pour le contrebalancer:

Le réchauffement affectent les Alpes depuis les années 70, il neige parfois moins mais surtout la neige reste moins. La neige s'auto-protège et une fois qu'elle fond , le sol se réchauffe. S'il reneige après dessus, celle-ci fond très rapidement. Afin de l'éviter les stations ont mis en place tout une série de mesures: drainage et terrassement des pistes, damage journalier, canons à neige pour boucher les trous. En 1980, il fallait 80 cm de neige, maintenant avec 30 cm une piste est ouverte. Ces actions ont comblés la chute régulière de l'enneigement. Mais depuis 2010 , l'enneigement est encore plus capricieux, plus irrégulier, la température aussi. Depuis 2015, le réchauffement s'emballe et les irrégularités de température sont énormes. Les effets des artifices arrivent à bout. De rustine, l'enneigement est passé à chambre à air. De plus celui-ci nécessite une température négative pour démarrer mais ne fonctionne bien qu'à partir de -5 °C. Hors les périodes de froids peuvent être réduit comme cette année à 10 jours seulement. De plus, non seulement la saison se réduit de 4 à 3 mois mais, les mois d'octobre, novembre et décembre sont ceux ou le réchauffement est le plus amples ce qui rend la neige artificiel inopérable. Le phénomène d'inversion de température ou le fond de vallée est plus froid que les hautes altitudes devient la règle, il gèle plus souvent en vallée qu'en haut ! Tous ces phénomènes conjugués entrainent des conséquences rapides, plus rapides que nos facultés d'adaptation : nous allons pouvoir (pour ceux qui le veulent et peuvent) skier deux mois par an très rapidement (avant 10 ans), parfois un. Dans cette perspective, le prix réel des  forfaits est à 100 € si l'on garde les mêmes infrastructures. Adieu la classe moyenne ! Restera donc deux types de stations, les grandes, pour ultra riches et les toutes simples sans canons ou presque, avec des téléskis qui ne fonctionneront qu'opportunément. La question a se poser est doit-on financer avec de l'argent public un sport d'ultra-riches ? Doit on financer des programmes d'agrandissement dans ces conditions ? Ne dois-t-on pas revoir le tourisme alpins et tourner la page du modèle 30 glorieuses ? Ne doit t'on pas réfléchir avant d'investir et de s’endetter ?

La réponse actuelle est non ? Elle est dans le déni et dans l'accélération turbo-capitalistique. La compagnie des Alpes propriétaire de la moitié des stations voit une multinationale chinoise entrer a son capital. Elle a fait de même avec le club Med, Pierre et Vacances, ACCOR, ensuite elle a en pris le contrôle. Hors ce groupe voit l'avenir comme une belle courbe exponentielle: ouvrir un club Med tout les deux mois, construire 1000 stations de ski en Chine, faire venir les plus fortunes dans les stations françaises. elles deviendraient le séjour des 1 % les plus riches, ceux prennent l’avion comme mon grand père prenait son vélo ou comme ma génération prend la voiture. Le futur sur diapositives pour ses gens est le développement de grandes stations.Ils vont d'investir par exemple 350 millions à l'Alpes d'Huez pour agrandir, canoniser la neige. Ils dépensent même dans le superflu du superflu, pour relier l'Alpes d'Huez et les 2 Alpes pour 100 millions afin de pouvoir proposer un domaine immense. Inutile mais vendeur, du pur markéting. Alors que les grandes villes manquent de transports en commun , nous en construisons un qui ne servira presque jamais....Les projets se multiplient partout, Chamrousse, Avoriaz, Serre Chevalier, etc... A chaque fois le projet est d'agrandir, la station, d'installer des canons et de de relier les stations entre elles. Ces projets consistent aussi à déménager la station en la remontant en altitude. Adaptation, si le souci était si simple, juste la neige qui remonte. Mais c'est pas le climat qui se déplace, c'est le climat qui se détruit (un climat c'est un ensemble de règles, d'habitudes): changement des règles: la règle, c'est qu'il n'y en a plus ! L'accélération du changement rend cette solution vaine. Cela tombe bien, le prêt d'argent est bon marché, la planche à billet tourne à plein régime et les banques sont heureuses de prêter avec la caution des impôts, les entreprises du BTP avides de contrats, les prolos et la classe moyenne au chômage....Personne ne veut que la fête s'arrête.
Face à cette avalanches de gens s'enthousiasmant, nous pouvons poser quelques questions rabat joie:
Est-ce utile de construire des appartements supplémentaires à coté d'appartements vides toute l'année. Le surplus monétaire se place en appartements de montagne que de riches propriétaires utilisent peu ou pas mais s'en servent de placements sensées être surs. Ne peut-on pas les obliger a les louer en les taxant afin d'éviter d'avoir à construire de nouveaux appartements pour avoir encore des appartements à louer. Qui doit financer toutes les infrastructures qui va avec ces appartements vides. Infrastructures qui sont payé par tous : routes, eaux, électricité.... 
Doit t'on construire la ligne Maginot du réchauffement avec des canons à neige, sachant cela va faire gagner une poignées années en nous coutant une fortune mais que le problèmes restera criant. N'est ce pas judicieux de prévoir qu'en l'absence de neige quelques pistes seront ouvertes aux canons et non toutes la station. Doit t'on sonner la retraite en bon ordre ou insistons va t'on vers la ba retraite de Russie ? Ne vaut-il pas mieux un forfait à 15  pour quelques pistes bondées avec des locaux ou régionaux  jouant à la neige qu'un forfait à 100 € pour une station réservée à une poignée ultra-riches venant des antipodes par avion finir leur besogne d'ultra pollueurs. Il y a un choix à faire. En tout cas avant d'endetter une génération, ne faut il pas en débattre ? Avant de vendre notre avenir à un milliardaire chinois un bien public (la compagnie des alpes) un débat est indispensable. Les solutions simples sont fausse: déplacer les stations, cannons à neige, les fermer ! Les ultra riches doivent payer leur loisirs sans aspirer toute l'argent public. Nous devons pas nous laisser déposer de la maîtrise économique de nos vallées. Le tourisme alpin doit être réinventé et peut rester un territoire d’émerveillement pour le plus grand nombre, s'il sait tourner la page  de la neige. Il doit fuir le gigantisme qui ruine notre monde. Il doit concentrer ses dernières ressources financières à cette transition et notre accélérer face au mur du réchauffement tout en klaxonnant.
Notre territoire alpin peut devenir producteur d'énergie renouvelables, il peut aussi proposer des séjours hivernaux ou la neige sera hypothétiques, rares.  Nous vendrons du frais dans un monde transpirant. Beaucoup seront tentés s'il est abordable, simple et beau. Mais pour cela la course à l'armement doit cesser et comprendre la triste réalité une urgence:
"comprendre la verité c'est le début de la liberté"
Nous ferons des propositions concrètes pour une véritable transition touristique.

jeudi 8 septembre 2016

La voiture tue 1000 fois plus que les attentats, les fanatiques de la voiture sont des criminels

Certes mais les fanatiques religieux ne servent pas a nous déplacer. Si on remplaçait la voiture par le train et le bus, non seulement nous économiserions beaucoup d'énergie et d'argent mais aussi un million de morts par an !

Morts sur la route en Franc en 1972 : 18 000.
Morts sur la route dans le monde en 2013 : 1 250 000
            85 000 en Europe. Record de 250 000 en Afrique.
            Un sur deux est piéton;
            Un sur deux est sur un deux-roues; et
            Un sur deux est âgé de moins de 45 ans.
La circulation est la première cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 29 ans.
Cette mortalité coûte 3% du PIB.
50 millions de bléssé par an.
Si on rajoute les 3 millions de morts du a la pollution automobile  !!!
 

Vers l’automobile immobile
A Paris en 2004, la vitesse moyenne de l’automobile est restée stable autour de 16,6 km/h .
Au sein des agglomérations françaises, la vitesse moyenne des voitures oscille entre 15 et 20 km/h, soit à peu près la vitesse moyenne d’un vélo !
Un article de presse relate même une expérience intéressante qui montre que le vélo peut être plus rapide que l’automobile en milieu urbain. Une compétition s’est déroulée entre un automobiliste et un cycliste: l’un comme l’autre devaient rallier huit points de la ville d’Antony, sans chercher à aller le plus vite possible. Tous deux sont partis un dimanche matin à 10h30, c’est-à-dire en-dehors des heures de pointe qui auraient pu pénaliser encore plus l’automobile.
Le cycliste a réalisé le parcours prévu en une heure et la voiture l’a rejoint 25 minutes plus tard… Malgré des passages sans feux et sans place de parking à chercher, il n’a pas été possible pour la voiture de rattraper son retard, le vent ayant de plus handicapé le cycliste.
Il s’agit en outre de vitesse moyenne en condition réelle de circulation. Mais, la vitesse automobile peut être calculée tout autrement, en prenant en compte l’ensemble du temps humain nécessaire pour faire rouler une voiture, et en particulier le temps de travail nécessaire pour payer son automobile, les frais, les taxes, l’essence, l’assurance, etc.
Ivan Illich a réalisé ce calcul et montre ainsi qu’un Américain moyen consacrait, au début des années 70, plus de mille six cents heures par an à sa voiture , que ce soit en roulant ou en travaillant pour la payer. S’il exerce une activité professionnelle, l’Américain moyen dépense ainsi mille six cents heures chaque année pour parcourir dix mille kilomètres; cela représente une vitesse moyenne d’environ 6 km/h, soit à peine plus que la vitesse moyenne d’un piéton (4 à 5 km/h).
Ivan Illich a ainsi défini le concept de vitesse généralisée, compris ici comme le rapport de la distance parcourue au temps que l’on met à la parcourir. Cette définition n’a rien de révolutionnaire, sauf que dans le «temps que l’on met à la parcourir» il y a le temps effectif du déplacement et le temps que l’on passe à se donner les moyens du déplacement.
Alain Vaillant a formalisé cette notion de vitesse généralisée, qui traduit le fait que la vitesse moyenne de l’automobile dépend du type de véhicule et du revenu moyen du possesseur de ce véhicule.
Certes, les chiffres d’Illich sont déjà anciens (1973) et concernent les Etats-Unis. Mais, Denis Cheynet, dans « Automobile et décroissance », a réalisé une actualisation de ces données et une adaptation à la situation française, basée sur une estimation de la vitesse généralisée de l’automobile .
Sur la base des chiffres officiels du Ministère de l’Equipement, il est possible de montrer qu’à 50 km/h de moyenne au compteur, la vitesse réelle d’une automobile est en fait identique à la vitesse instantanée d’un vélo (environ 16 km/h). Plus étonnant, même en roulant à une vitesse infinie, un automobiliste ne se déplacerait réellement jamais à plus de 25 km/h de vitesse réelle (incorporant l’ensemble du temps nécessaire à l’acquisition et l’entretien de l’automobile).
En outre, les coûts pris en compte ici ne tiennent pas compte des coûts environnementaux de l’automobile (guerres, marées noires, pollution atmosphérique, etc.).
Pour conclure, citons l’Encyclopédie des nuisances : « comme dans toutes les religions, ce qui compte c’est le rite et non le résultat, sinon celle-ci se serait déjà effondrée devant cette simple constatation: la vitesse de déplacement moyenne du citadin motorisé est de l’ordre du double de celle d’un piéton, mais si l’on ajoute à ce temps de déplacement, le temps socialement nécessaire à produire ce qui le permet, on arrive à une vitesse globale moyenne de déplacement nettement inférieure à celle de l’homme du paléolithique. Un tel résultat objectivement dérisoire devrait légitimement troubler l’usager et le planificateur si une quelconque objectivité constituait un critère de jugement dans cette société. On sait qu’il n’en est rien. Et ce qui pourrait prêter seulement à sourire devient moins drôle quand on constate que pour en arriver là, il a fallu bouleverser de fond en comble le territoire urbain et rural. »
Marcel Robert, CarFree Editions, septembre 2005


Conférence Mobilité, Technique et Développement... par Master_HCEAI

mardi 6 septembre 2016

Nous devons comprendre le pouvoir des entreprises pour pouvoir le combattre, par Chris Hedges

Durant l’hiver 1941, un fossoyeur juif de Chelmno, dans la province occidentale de la Pologne, arriva à Varsovie et chercha à rencontrer à tout prix les dirigeants juifs.

Il leur a dit que les nazis raflaient les juifs, y compris les vieux, les femmes et les enfants et qu’ils les forçaient à entrer dans ce qui avait l’air d’être des bus scellés. Les tuyaux d’échappement des bus étaient redirigés vers l’intérieur des cabines. Les occupants étaient tués par le monoxyde de carbone. Il a aidé à creuser, avec d’autres, des fosses communes pour y enterrer des milliers de corps avant de réussir à s’échapper.
Sur le chemin de Varsovie, il alla de village en village, avertissant en catastrophe les juifs. De nombreux juifs, dans les villages et à Varsovie, écoutèrent son horrible témoignage sans y prêter attention.
Quelques personnes, cependant, parmi lesquelles Zivia Lubetkin qui, deux ans plus tard, allait contribuer au soulèvement de 500 combattants armés dans le ghetto de Varsovie, ont immédiatement compris les véritables intentions de l’État nazi.
« Je ne sais pas comment nous avons intuitivement partagé cette même horrible conviction : l’annihilation totale des communautés juives dans l’Europe occupée est imminente, » écrit-elle dans ses mémoires «In the Days of Destruction and Revolt ».
Elle-même et une poignée de jeunes militants se mirent à préparer une révolte. À partir de ce moment, ils vécurent dans un monde parallèle.
« Nous marchions dans les rues bondées du ghetto de Varsovie, avec des centaines de milliers de gens qui se poussaient et se dépêchaient, effrayés, hostiles et tendus, qui vivaient dans l’illusion de se battre pour leur vie, leur maigre subsistance, mais, en réalité, si on fermait les yeux, on voyait qu’ils étaient déjà tous morts … »
L’establishment des dirigeants juifs avertirent les résistants qu’ils devaient abandonner la lutte et agir selon les paramètres établis par les occupants nazis. Quand les dirigeants juifs furent informés des projets de rébellion des militants, écrit-elle, ils « pâlirent, saisis de peur ou de colère devant notre audace. Ils étaient furieux. Ils nous reprochaient notre irresponsabilité, qui allait semer dans la population les germes du désespoir et de la confusion, pour notre impertinence à oser songer à la résistance armée.
Le plus grand problème que le mouvement clandestin ait eu à affronter, écrit-elle, était « les faux espoirs, les grandes illusions ». La tâche primordiale du mouvement était de détruire ces illusions. Il fallait qu’on connaisse la vérité pour que le mouvement de résistance puisse s’étendre.

Les buts de l’État-entreprise sont, vu l’effondrement imminent de l’écosystème, aussi mortels, peut-être même plus, que les actes génocidaires accomplis par les nazis et l’Union soviétique de Staline.
La portée et l’efficacité de la propagande des sociétés rend minuscule l’immense effort entrepris en ce domaine par Hitler et Staline. On nous trompe de façon ingénieuse et efficace et à plusieurs niveaux. Les informations sont de la propagande d’État. L’attention du peuple est détournée par les divertissements, plus ou moins sophistiqués, qui, tous, ignorent la réalité et font semblant de croire que la fiction de la liberté et du progrès est réelle.
L’instruction n’est que de l’endoctrinement. Les ersatz d’intellectuels, y compris les technocrates et les spécialistes, qui obéissent à la doctrine de l’État néolibéral et impérial, utilisent leurs références universitaires et leur érudition pour tromper le public.
Les promesses de l’État-entreprise et de ses dirigeants politiques — nous vous rendrons vos emplois, nous protégerons votre vie privée et vos libertés civiques, nous rebâtirons l’infrastructure de la nation, nous préserverons l’environnement, nous vous empêcherons d’être exploités par les banques et les sociétés prédatrices, nous vous ferons vivre en sécurité, nous nous occuperons de l’avenir de vos enfants — sont l’inverse de la réalité.
La perte du respect de la vie privée, la surveillance constante des citoyens, l’emploi de la police militarisée qui se conduit, sans discernement, avec une violence qui peut être fatale — ce qui est une réalité quotidienne dans les communautés à la marge — et l’aspiration permanente à faire plonger pas moins des deux tiers du pays dans la pauvreté afin d’enrichir une minuscule élite du monde des affaires, sans compter la psychose engendrée par la guerre permanente, voici les signes avant-coureurs d’une dystopie qui sera aussi horrible que les systèmes totalitaires qui ont envoyé des dizaines de millions d’hommes à leur mort pendant le nazisme et le communisme.
L’État-entreprise n’a pas plus la volonté de réformer ou de prendre en considération les besoins et les droits des citoyens qu’on n’avait la volonté, dans la Pologne occupée par les nazis, de prendre en considération les besoins et les droits des juifs. Cependant, jusqu’au dernier moment, on cachera cette réalité sous la vacuité rhétorique de la démocratie et de la réforme. Les régimes répressifs instituent peu à peu des formes de contrôle de plus en plus dures tout en niant leurs intentions. Lorsqu’un peuple captif se rend compte de ce qui se passe, il est déjà trop tard.
C’est en utilisant des ruses sophistiquées, de belles histoires que les nazis empêchaient de se rebeller les juifs et leurs compagnons d’infortune jusqu’à ce qu’ils atteignent les portes des chambres à gaz, habituellement ornées d’une immense étoile de David. On disait à ceux qui partaient pour les camps de la mort qu’ils allaient travailler. On avait fait ressembler les rampes de débarquement de Treblinka à une station de chemin de fer avec de faux horaires de train sur les murs, une fausse horloge et un guichet. Des musiciens du camp jouaient. Les gens âgés et les infirmes étaient conduits depuis les wagons à bestiaux jusqu’à un bâtiment appelé infirmerie qui portait le symbole de la Croix Rouge, avant de recevoir une balle dans la nuque. On donnait aux hommes, aux femmes et aux enfants, qui allaient mourir dans les chambres à gaz, moins d’une heure plus tard, des tickets pour leurs vêtements et leurs possessions de valeur.
« Les Allemands étaient on ne peut plus courtois quand ils conduisaient leurs victimes à l’abattoir, » notait amèrement Zivia Lubetkin.
Les juifs dans les ghettos, qui attendaient d’être déportés dans les camps de la mort, se divisaient en deux groupes, ceux qui travaillaient pour les nazis et avaient donc certains privilèges et ceux qui ne le faisaient pas, cette division provoquant des confrontations jusqu’aux déportations finales. Et il y avait des juifs qui collaboraient avec les assassins dans le vain espoir d’être épargnés. Ils étaient organisés en Conseils juifs ou Judenrat, et avaient créé des unités de police juive, avec ceux que Zivia Lubetkin appelle « leurs copains, les spectateurs et les profiteurs, ainsi que les trafiquants de marché noir. »
Dans les camps de la mort, des juifs, pour rester en vie un peu plus longtemps, travaillaient dans les crématoires et les commandos spéciaux. Il se trouve toujours, parmi les opprimés, des gens prêts à vendre leur voisin pour quelques miettes de pain en plus. Quand il n’a plus d’espoir, il ne reste souvent à choisir qu’entre la collaboration et la mort.
Nos maîtres du monde des affaires savent ce qui va se passer. Ils savent qu’au moment où l’écosystème va s’effondrer, où les démantèlements financiers vont créer des déconfitures financières mondiales, où les ressources naturelles vont être inutilisables ou épuisées, le désespoir va faire place à la panique et à la rage.
Ils savent que les villes côtières vont être englouties par la hausse du niveau de la mer, que les rendements des cultures vont chuter, que l’augmentation des températures va rendre inhabitables de grandes parties du globe, que les océans vont être des zones mortes, que le désespoir va conduire des centaines de millions de réfugiés à s’enfuir de chez eux, et que les formes complexes de gouvernement et d’organisation vont voler en éclats.
Ils savent que la légitimité du pouvoir du monde des affaires et du néolibéralisme, qui est une idéologie aussi puissante et utopiste que le fascisme ou le communisme, va s’effondrer. Ils ont pour but de nous garder dupés et démobilisés aussi longtemps que possible.
L’État-entreprise, qui commande un système que Sheldon Wolin a appelé « totalitarisme inversé » investit des sommes considérables, 5 milliards de dollars dans cette seule élection présidentielle, par exemple, pour s’assurer que nous ne voyions pas ses intentions ni la terrible situation dans laquelle nous allons finir par nous trouver.
Ces systèmes de propagande jouent sur nos émotions et nos désirs. Ils nous font confondre les idées qu’ils nous servent avec le savoir. Ils nous font nous identifier avec la personnalité préfabriquée d’un candidat à une charge politique. Des millions ont pleuré à la mort de Joseph Staline, et il y avait parmi eux des gens qui avaient été emprisonnés dans ses goulags. Si puissant est le désir de croire à la nature paternelle d’un pouvoir despotique.

L’édifice se fissure. La défiance envers le néolibéralisme a été la force motrice derrière les rébellions dans les partis républicain et démocrate. Donald Trump et Hillary Clinton, bien sûr, ne feront rien pour arrêter les attaques des entreprises. Il n’y aura pas de réforme. Les systèmes totalitaires ne sont pas rationnels. On se contentera de réprimer plus fortement et de rendre l’endoctrinement et la propagande de plus en plus envahissants. On fera taire les dissidents, maintenant marginalisés.
Il est maintenant temps de quitter l’establishment, en clair il faut commencer à organiser des groupes, y compris des partis politiques, indépendants des machines politiques liées aux milieux d’affaires, qui contrôlent les Républicains et les Démocrates.
Il faut nous lancer dans des actes de désobéissance civile permanente, il faut provoquer des perturbations.
Notre résistance doit être non violente. Les juifs du ghetto de Varsovie, condamnés à une mort imminente et aliénés de la population polonaise très antisémite, n’avaient aucun espoir d’en appeler à l’État nazi ou à la plupart des Polonais.
Cependant nous, nous avons encore le choix. Beaucoup qui travaillent dans les structures de la classe dominante comprennent la corruption et la malhonnêteté du pouvoir lié aux sociétés. Nous devons faire appel à leur conscience. Nous devons diffuser la vérité.
Il nous reste peu de temps. Le changement climatique, même si nous arrêtons toutes les émissions de carbone aujourd’hui, provoquera, dans une grande partie de la planète, hausse des températures, ravages, instabilité et effondrement des systèmes.
Espérons que nous ne devrons jamais faire le choix sinistre que la plupart des combattants du ghetto ont fait, le choix de notre mort. Si nous ne réussissons pas à agir, cependant, ce choix définira un jour notre avenir, comme il a défini le leur.

vendredi 2 septembre 2016

Le bois brésilien brule avant d'atteindre la centrale de Gardanne

Dans cet article de La Provence du 15 août, face à la disparition, lors des dramatiques incendies de forêt, de 35’000 tonnes de bois faisant partie du stock de Provence 4, le directeur de la centrale commence par minimiser cette perte, l’air de dire que 35’000 t, c’est une paille vis-à-vis des 850’000 t nécessaires pour une année. Un peu plus loin, il reconnaît tout de même qu’il ne sera peut-être pas si facile de réapprovisionner rapidement cette quantité de bois…
 

Mais non.
 
L’incendie de 35000T de bois chez le transitaire d’Uniper à Fos ne devrait pas avoir de conséquences sur le démarrage de la centrale.
 
Financièrement c’est le problème de l’assureur du transitaire. Reste qu’avec l’incendie du stock de l’usine de pâte à papier de Tarascon, le marché du bois va se tendre un peu pour les petites unités de chaufferies locales qui ne seraient pas bordées par des contrats d’approvisionnement à moyen et long terme.
 Pour la filière bois française à la botte d’EON, mais qui était prévenue (ref commission sénatoriale biomasse), la centrale Uniper est un formidable appel au bois d’importation qui la déstabilisera.
 
Quantitativement, 35 000 tonnes c’est 12 jours de fonctionnement de la centrale, c’est à dire plus de temps qu’il ne faut à un vraquier pour faire la route Brésil-Fos.
Ce transitaire a un contrat de 300 000 T/an, ce qui donne la mesure  des autres plateformes d’approvisionnement Uniper en bois, bois recyclés, et en déchets verts.
 
Cet incendie devrait donner des arguments aux riverains, qui auront à supporter un jour ou l’autre un feu accidentel du stockage tampon de plaquettes, qui de plus ont tendance comme le charbon, à un auto-allumage à partir d’une certaine masse. Aux USA certaines installations ont déjà subi plusieurs incendies.
 
Claude